Goncourt des lycéens 2022 pour « Beyrouth-sur-Seine » de Sabyl Ghoussoub


Prix Goncourt des lycéens 2022 : Beyrouth-sur-Seine

Le Goncourt des lycéens 2022 vient d’être décerné à Sabyl Ghoussoub pour son 3e roman : Beyrouth-sur-Seine. A travers son histoire familiale, l’auteur évoque la question de l’intégration en France et l’attachement à ses racines.

Comment est attribué le Goncours des lycéens ?

Chaque année, le ministère de l’Éducation nationale organise le Prix Goncourt des lycéens sous le haut patronage de l’Académie Goncourt, en partenariat avec la Fnac, l’association Bruit de lire et le Réseau Canopé. L’objectif est de faire découvrir aux lycéens la littérature contemporaine et de susciter l’envie de lire.

Le Goncourt des lycéens permet à près de 2 000 élèves de lire et d’étudier la sélection de romans de la liste du Goncourt. Ce prix, permet aux élèves d’une cinquantaine de classes de découvrir et lire l’intégralité des romans de la rentrée littéraire figurant dans la sélection de l’Académie Goncourt.

À l’issue de l’étude des livres, les classes élisent un délégué pour présenter leur tiercé de livres gagnants et défendre leurs choix lors de délibérations régionales. Elles ont lieu dans six villes en simultanée (Lyon, Nantes, Metz, Paris, Marseille, Rennes).

Chaque région choisit ses deux représentants et son tiercé de livres gagnants

Dans la sélection finale, figuraient :

  • Les liens artificiels, Nathan Devers, éd. Albin Michel
  • Beyrouth-sur Seine, Sabyl Ghoussoub, éd. Stock
  • Sa préférée, Sarah Jollien-Fardel, éd. Sabine Wespieser
  • La Petite Menteuse, Pascale Robert-Diard, Éd. L’Iconoclaste
Goncourt des lycéens 2022

Goncourt des lycéens 2022 pour « Beyrouth-sur-Seine »de Sabyl Ghoussoub

Le roman Beyrouth-sur-Seine parle de l’intégration d’une famille libanaise en France dans les années 70 mais aussi des racines familiales. Avec cet ouvrage il se révèle le gardien de la mémoire évoquant la vie d’exilés après la Guerre du Liban.

Voici le résumé proposé par la maison d’édition :

« Lorsque le narrateur décide de questionner ses parents sur leur pays d’origine, le Liban, il ne sait pas très bien ce qu’il cherche. La vie de ses parents  ? De son père, poète-journaliste tombé amoureux des yeux de sa femme des années auparavant  ? Ou bien de la vie de son pays, ravagé par des années de guerre civile  ?
Alors qu’en 1975 ses parents décident de vivre à Paris pendant deux ans, le Liban sombre dans un conflit sans fin. Comment vivre au milieu de tout cet inconnu parisien quand tous nos proches connaissent la guerre, les attentats et les voitures piégées  ? Déambuler dans la capitale, préparer son doctorat, voler des livres chez Gibert Jeune semble dérisoire et pourtant ils resteront ici, écrivant frénétiquement des lettres aux frères restées là-bas, accrochés au téléphone pour avoir quelques nouvelles. Très vite pourtant la guerre pénètre le tissu parisien  : des bombes sont posées, des attentats sont commis, des mots comme «  Palestine  », «  organisation armée  », «  phalangistes  » sont prononcés dans les JT français.
Les années passent, le conflit politique continue éternellement de s’engrener, le Liban et sa capitale deviennent pour le narrateur un ailleurs dans le quotidien, un point de ralliement rêvé familial. Alors il faut garder le lien coûte que coûte notamment à travers ces immenses groupes de discussion sur WhatsApp. Le Liban, c’est la famille désormais.

Incisif, poétique et porté par un humour plein d’émotions,  Beyrouth-sur-Seine  est une réflexion sur la famille, l’immigration et ce qui nous reste de nos origines. »

Une belle lecture en perspective pour les ados… mais pas seulement !
Sandrine Damie

Beyrouth-sur-Seine
De Sabyl Ghoussoub
Stock
20,50 euros

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