Un conte traditionnel mongol


Conte mongol - cheval blanc de Suho

« Le cheval blanc de Suho » dormait dans mon armoire dans sa version originale japonaise. Grâce à votre aide, j’ai trouvé cet album japonais sur une histoire mongole, traduit en français, aux éditions Circonflexe !

cheval-blanc-suho-2Le web fait parfois des merveilles. Mi-octobre, je lance un appel sur le blog pour en savoir un peu plus sur deux livres en japonais des années 1970 que j’ai en ma possession. Ne sachant pas lire le japonais (personne n’est parfait !), j’ai fait appel à votre aide… Johanna et Tiphanya m’ont mise sur la piste des éditions Circonflexe qui a eu la bonne idée de traduire et publier en français l’album ‘Le cheval blanc de Suho », l’un des deux albums recherchés. Et c’est avec plaisir non dissimulé que je l’ai découvert dans ma boite aux lettres quelques jours plus tard (merci à Maëlys de Circonflexe !). Voilà pour l’anecdote.

 

« Le cheval de Suho » nous parle du cycle de la vie, de l’amour, de la perte d’un être cher, et du chagrin qu’il faut dépasser pour continuer à le faire vivre autrement. Camper dans les traditions mongoles, le récit débute avec l’aube et s’achève à la nuit tombée après plusieurs années de joies et de peines.

 

Conte - MongolieSuho est un jeune berger, vivant au coeur des steppes. Chaque jour, il a l’habitude d’aller faire paître ses moutons loin du campement. Un soir, il revient avec un drôle de colis dans les bras : un poulain blanc, abandonné, promis à une mort certaine. L’entourant de tout son amour, le cheval blanc de Suho devient le plus beau et le meilleur de toute la Mongolie. Alors qu’il participe à une course traditionnelle à cheval pour décrocher la main de la fille du Seigneur, il n’obtient en retour que quelques pièces d’or. Son cheval fait la jalousie du Seigneur qui lui confisque sur le champ. Malgré la séparation, le jeune berger pense à son cheval… et son cheval n’aura de cesse que de le retrouver.

Si la mort va séparer ces deux êtres qui s’aiment, elle va aussi transcender cette relation au delà de la disparition : dans un songe, le cheval va demander à Suho de faire de lui un instrument de musique, le morin-tehour « viole à tête de cheval » qui deviendra un instrument traditionnel apprécié de tous.

Akaba, le peintre japonais qui a illustré ce conte, a mêlé les paysages des steppes avec une technique de peinture rappelant son Japon ancestral. C’est majestueux.

Une belle découverte qui résonne particulièrement en moi en cette période de la fête des défunts.

Sandrine Damie

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