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24 Commentaires

  1. 12 novembre 2017 at 10:16 — Répondre

    Dans un square sur un banc
    Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
    Il a des binocles un vieux costume gris
    Il fume un petit ninas il est assis
    Et il vous appelle quand on passe
    Ou simplement il vous fait signe
    Il ne faut pas le regarder
    Il ne faut pas l’écouter
    Il faut passer
    Faire comme si on ne le voyait pas
    Comme si on ne l’entendait pas
    Il faut passer et presser le pas
    Si vous le regardez
    Si vous l’écoutez
    Il vous fait signe et rien personne
    Ne peut vous empêcher d’aller vous asseoir près de lui
    Alors il vous regarde et sourit
    Et vous souffrez attrocement
    Et l’homme continue de sourire
    Et vous souriez du même sourire
    Exactement
    Plus vous souriez plus vous souffrez
    Atrocement
    Plus vous souffrez plus vous souriez
    Irrémédiablement
    Et vous restez là
    Assis figé
    Souriant sur le banc
    Des enfants jouent tout près de vous
    Des passants passent
    Tranquillement
    Des oiseaux s’envolent
    Quittant un arbre
    Pour un autre
    Et vous restez là
    Sur le banc
    Et vous savez vous savez
    Que jamais plus vous ne jouerez
    Comme ces enfants
    Vous savez que jamais plus vous ne passerez
    Tranquillement
    Comme ces passants
    Que jamais plus vous ne vous envolerez
    Quittant un arbre pour un autre
    Comme ces oiseaux.

    Jacques Prévert.

    • 12 novembre 2017 at 11:04 — Répondre

      Merci pour ce moment de poésie signé Prévert ! Bon dimanche, Sandrine

  2. 12 novembre 2017 at 10:35 — Répondre

    Cette photo m’a fait sourire et en même temps, elle amène à réfléchir au sujet des gens assis sur les bancs publics…

  3. 12 novembre 2017 at 11:18 — Répondre

    Alors écrasons le en s’asseyant dessus ! Bon dimanche !

    • 12 novembre 2017 at 13:17 — Répondre

      Belle idée ! Bon dimanche, Sandrine

  4. 12 novembre 2017 at 11:29 — Répondre

    Il va bien finir par se relever ?

    • 12 novembre 2017 at 13:17 — Répondre

      Tout dépend du degré d’optimiste de celui qui s’assoie dessus 😉 Bon dimanche, Sandrine

  5. 12 novembre 2017 at 11:32 — Répondre

    La flânerie, la rêverie aussi viennent s’asseoir sur les bancs.
    Bon dimanche

    • 12 novembre 2017 at 13:18 — Répondre

      Merci de ton commentaire Sabrina. J’aime quand un mobilier urbain m’interpelle ! Bon dimanche, Sandrine

      • 12 novembre 2017 at 13:28 — Répondre

        Oui j’aime beaucoup moi aussi.

  6. chachaaventuriere
    12 novembre 2017 at 11:49 — Répondre

    j’adore ce genre de phrase

    • 12 novembre 2017 at 13:19 — Répondre

      Pareil, c’est comme les panneaux de signalétique… ça m’attire comme un aimant ! Bon dimanche, Sandrine

  7. 12 novembre 2017 at 12:44 — Répondre

    cela veut-il dire que l’espoir s’est envolé… ?

    • 12 novembre 2017 at 13:20 — Répondre

      Libre à chacun d’en tirer l’interprétation qu’il souhaite. Peut être se relève t-on du banc avec un élan d’espoir ? bon dimanche, Sandrine

  8. 12 novembre 2017 at 13:48 — Répondre

    Là au moins il embête personne !

    • 12 novembre 2017 at 16:40 — Répondre

      Et on peut s’asseoir allègrement dessus ! Bon dimanche, Sandrine

  9. lesblablasdevivi
    12 novembre 2017 at 14:32 — Répondre

    J’aurais tendance à dire : qu’il y reste !
    Bon dimanche 🙂

  10. 12 novembre 2017 at 15:05 — Répondre

    J’espère que le désespoir tournera la tête rapidement vers d’autres direction. Une photo citation bien mise en scène.
    J’aime beaucoup.

    • 12 novembre 2017 at 16:41 — Répondre

      Merci, à très bientôt sur le blog. Bon dimanche, Sandrine

  11. 12 novembre 2017 at 16:45 — Répondre

    Alors, le secret est de ne plus s’asseoir sur un banc pour ne pas désespérer… ou alors le message dit qu’il faut agir !

    • 12 novembre 2017 at 16:49 — Répondre

      Se poser pour mieux rebondir ? J’aime assez l’idée ! Bon dimanche, Sandrine

  12. 12 novembre 2017 at 16:57 — Répondre

    Belle reflexion du du dimanche

  13. 12 novembre 2017 at 18:46 — Répondre

    Tant qu’il n’est pas pendu au bout d’une corde, ça roule…

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Sandrine

Sandrine

Glisser un livre dans ma valise, c’est avoir toujours un compagnon de route pour me guider, me distraire, m’informer, satisfaire ma curiosité… De cette envie d’avoir des guides de voyage et des romans liés à mes destinations de vacances/de voyages/de courtes escapades, en découle l’idée de partager avec mes enfants, cette découverte des Autres : autres paysages, autres cultures, autres modes de vie, autres climats, autres animaux, etc.
J’espère que mes chroniques vous donneront quelques envies de lectures pour vos enfants… et susciteront des échanges entre nous, pour discuter, commenter et ouvrir nos horizons de lecture. Et pour découvrir mes voyages, c'est sur mon 2e blog One Two Trips