Dans le tourbillon des romans domestiques en vogue actuellement, « Ma voisine » de Lyndee Walker pourrait bien éveiller chez vous de la méfiance à l’égard de votre voisinage. Sous le vernis d’une famille parfaite, quel secret cache SarahBeth, cette mère idéale ?

Lorsque Meg choisit de s’installer dans une ferme perdue au fin fond du Kansas, elle espère repartir à zéro et ne plus penser à son passé. Mais rapidement, elle noue des liens avec l’une des filles de la famille voisine. Comment être vous-même quand le mensonge est votre quotidien ? Quand faut-il arrêter avec les secrets ?
À travers ce huis-clos domestique, la question de la condition féminine (de ce qu’on attend des femmes, des sacrifices qu’elles doivent faire, de la maternité, des apparences sociales) est omniprésente. Lyndee Walker brosse un portrait glaçant de la tradwife, mouvement prônant le retour de la femme mariée au foyer. Jusqu’où peut-on aller pour tenir son image ?
Tout au long de la lecture, une tension pesante s’installe rendant les visites de voisinage de plus en plus angoissantes. L’autrice décrit en détail cette vie coupée du reste du monde, par choix ou par obligation. Entrer dans les pensées des deux mères de famille que tout oppose est éclairant tout autant qu’effrayant !
Ce roman a tous les ingrédients pour faire un film à succès.
Une seule question : pourquoi les maisons d’édition françaises ont mis autant de temps à traduire l’autrice ? C’est son 1er roman traduit en français sur une vingtaine déjà publiés outre Atlantique.
Une autrice que je vais suivre !
Sandrine Damie
Ma voisine (The housewife next door)
De Lyndee Walker, traduit par Caroline Bouet
Éditions Les Escales
21,90 euros – Version numérique : 13,99 euros



